Le compte prévisionnel

 

La partie financière du business plan

 

Le compte de résultat prévisionnel fait partie des rubriques qui doivent figurer dans le business plan qu’un créateur d’entreprise doit présenter aux banques et aux fournisseurs s’il envisage de leur demander des crédits. Pour que la viabilité du projet de création d’entreprise soit démontrée, ce compte doit être réalisé avec rigueur. Il doit surtout s’appuyer sur des éléments solides.

Les prévisions de chiffre d’affaires

Il faut avant tout faire une estimation réaliste des ventes de biens ou de services que l’entreprise pourra réaliser au cours du premier exercice et des trois années suivantes. Il en résulte qu’une étude de marché précise doit avoir été faite avant les prévisions. Cette étude de marché doit notamment permettre de se faire une idée précise des intentions d’achat des personnes qui ont été questionnées lors des sondages effectués. Elle doit aussi démontrer que les produits qui seront commercialisés par l’entreprise en création répondront à des besoins importants qui ne sont pas satisfaits par les entreprises actuellement présentes sur le marché ou qu’ils seront moins coûteux que les produits similaires fabriqués par ces entreprises. Enfin, elle doit révéler les prix que les personnes questionnées seront disposées à payer.

Si les intentions d’achat et les besoins ont été bien recensés, le créateur a suffisamment d’informations pour faire une prévision de chiffre d’affaires crédible.

Cependant, il faut tenir compte du délai nécessaire pour la mise des futurs produits à la disposition des clients. Ce délai doit être évalué en fonction du délai de livraison des fournisseurs et de la durée du cycle de fabrication des produits. Si les ventes ont un caractère saisonnier, il faut aussi en tenir compte.

Les prévisions de charges

Ces prévisions sont capitales pour l’évaluation des bénéfices que l’entreprise pourra atteindre. Elles doivent être faites pour chacun des postes en fonction desquels les soldes intermédiaires de gestion vont être calculés. Ainsi, pour les prévisions de valeur ajoutée, il faut faire une estimation des sommes qui devront être versées aux fournisseurs et aux prestataires de services que le créateur d’entreprise aura sélectionnés après une mise en concurrence préalable. Les sommes qui devront être versées chaque année à chaque fournisseur sont calculées en multipliant le prix unitaire de chacun des produits qui seront commandés par les quantités dont l’entreprise aura besoin. Il faut par ailleurs tenir compte du loyer de l’amortissement des locaux ainsi que des dépenses d’éclairage, d’eau et de chauffage.

Ensuite, si l’entreprise doit embaucher un ou plusieurs salariés, il faut calculer le coût annuel de chacun d’eux en additionnant les salaires et les charges sociales.

Après avoir pris en compte ces premières catégories de dépenses, les prévisions de résultats d’exploitation sont faites en déduisant les amortissements annuels des immobilisations ainsi que les impôts territoriaux que l’entreprise devra payer.

Ces impôts comprennent notamment la cotisation foncière des entreprises.

Les démarches à effectuer pour que le compte prévisionnel inspire confiance

Après avoir effectué les calculs et présenté le compte de résultat sous forme de tableau dans le business plan, le créateur d’entreprise a intérêt à demander l’avis d’un expert-comptable pour s’assurer de la fiabilité de ses prévisions. Il se peut que l’expert-comptable lui recommande de revoir certains chiffres pour que les perspectives de l’entreprise soient mieux évaluées.

Si l’expert-comptable atteste que le compte prévisionnel est suffisamment réaliste, ceci constituera un élément capital aux yeux des banques, des fournisseurs et des éventuels associés. En effet, avant d’accorder un crédit un banquier ou un fournisseur s’efforce d’évaluer la capacité d’entrepreneur à payer les montants dus à l’échéance prévue. Le compte prévisionnel doit donc démontrer que l’entreprise dégagera suffisamment de bénéfices pour que sa trésorerie lui permette d’honorer ses engagements. Il est clair que si l’expert-comptable affirme que les chances de succès du projet sont réelles, l’entrepreneur pourra convaincre plus facilement ses banquiers et ses fournisseurs.

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Mots-clefs : business plan

Thierry Vandecasteele

Courtier grossiste souscripteur en assurance, Coverholder at LLOYDS